24 mai 2022

A l’inventeur de la mer

Une performance en hommage à un artiste qui grâce à son énorme créativité, a profondément impressionné ceux qui l’ont connu, il a réalisé un système pictographique de sa propre invention, marqué par ses symboles formels et chromatiques personnels.

Cérémonie d’ouverture du poème scénique de l’événement hommage à Maître Alejandro Obregón 20 ans, le 24 mai 2012, réalisé par Gilberto Ceron

archive video

D’après le texte « À l’inventeur de la mer » de Maître Gilberto Cerón.

voir http://gilbertoceron.com/ceron_comentarios-9_02.htm

À L’INVENTEUR DE LA MER

Dans des cocons de poussière de l’autre rive qui attendent, une lune d’avril reflète son reflet au balancement de la chute la peau de l’eau copie son profil argenté.

C’est la gravitation des yeux qui, du fond, les insomniaques invoquent les courants.

De nacre et de corail rouge la langue de l’eau donne forme aux poissons qui exaltent les abîmes, les sirènes émergent…
-lumière silencieuse qui bouffait de bleu- …

ils dévorent avidement la lumière des tropiques.

Oui,

le bleu profond sont les yeux qui contemplent les épaves; tandis que les méduses écartent leurs draps blancs, et dansent enveloppant les dormeurs qui gravides révèlent des éclairs, et ouvrent la bouche de cire et d’huile pour nommer des mystères impondérables:

Les verts violets presque noirs bleus qui attrapent les barracudas furieux.
… Et dans la léthargie pourpre, l’ombre du fou de Bassan blessé…

Violet avec mille bras blancs qui sont le danger des dents, ou le violet qui rampe entre les doigts de basalte à la recherche des hauteurs du vent des Andes.

Andes profondes et submergées d’où le condor boit aux gyrons du ciel, calligraphie qui sortent de la mer pour reprendre le vol d’ombre rapace au zénith qui,
aux coups de vent et de nuit d’en haut nous regarde,
picotant nos os en arrière-plan,
phosphorescent, au passage de ses énormes ailes qui recueillent la verdure de la vallée le rouge qui mûrit,
à la nuance sombre du mystère.

Oiseau des nuages!
Que vous

vous éleviez dans le ciel en bas du canyon, que vous tourbillonniez et que vous précipitiez la tempête.

Tempête qui saigne méticuleusement sur la vapeur qui attrape les vagues.

Les rêves ivres grimpent dans des tours bouillantes qui couronnent des falaises de quartz et de soufre.

La nacre attrape à nouveau les sirènes insaisissables qui se rendent éblouissantes comme des lucioles

de mer, perdues parmi les labyrinthes du corail,

au profond maremágnum de l’abîme bleu du présage électrique sombre et aveugle qui s’encombre avec défi avec ses mille casques sonores;
c’est le taureau abyssal sombre de croupe visqueuse rugueuse son œil aiguisé d’un
animal d’acier qui, dans les rêves,

le poursuit dans sa plume de minuscules étoiles menace l’ordre méticuleux du sable;
il le confronte à la lune faite de son bouclier et couronne ses fourmis vives et brillantes.

Sur son trône de butin triomphe…

Battez le crooever qui tasse derrière son dos.

À son faux labyrinthe pénètre…

Sa lumière de vie éteinte goutte à goutte sèche au vent d’un soleil furique la délivre.

Déjà ses yeux fermés comme des mèches s’ouvrent à de magnifiques visions est l’abîme abîme qui convulsé est brisé est

la verve de la tempête qui tache les eaux enceintes l’apesanteur convexe

de formes imprécises, le méticuleux qui bat au cœur des perles la luxure qui est tissée dans les doigts des anémones,
quand il déchire le mystère, au cri des mandrakes qui annoncent le début et la fin…

tout a déjà été accompli.

La nuit a tracé son visage, c’est son destin…
ses pas flottants sont les gouttes du spray du matin.

La suite à http://gilbertoceron.com/ceron_comentarios-9_02.htm

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